« Violences contre soi : les scarifications »
Par PAEJ de Vitré, lundi 22 septembre 2008 à 11:26 :: Questions de santé - Questions de bien-être :: #73 :: rss
Vous êtes nombreux à nous parler de scarifications.
Le terme de scarifications désigne des blessures auto-infligées de façon répétée, le plus souvent au cours de la croissance pubertaire. Ces pratiques peuvent être un recours chez certains jeunes pour lutter contre une souffrance inexpliquée. En premier lieu, c'est le seul moyen trouvé pour évacuer un trop plein (d'angoisse, d'émotions ou encore de colère), un moyen (temporaire) de faire taire la souffrance psychique par une souffrance physique. A un deuxième niveau, c’est une tentative pour donner forme à une souffrance intime. Contrairement à ce qu'on peut penser le but n'est pas forcement d'être vu, cet acte est beaucoup plus pulsionnel que cela. Mais, c'est la seule solution qu'on a trouvé pour avoir moins mal.
Une contradiction est à la base de ce phénomène : « se faire du mal pour avoir moins mal ». Il est parfois difficile pour l'entourage (surtout pour les parents) de comprendre ce passage à l'acte, ce qui fait souvent naître du rejet.
Avoir des marques, avoir recours aux scarifications n’est pas honteux. Se cacher enferme dans un secret où l’on peut être de plus en plus seul.
Il faut parler pour être moins seul.
Peu à peu, les mots prendront la place des blessures. La souffrance n’est pas quelque chose qui se juge, elle appelle juste à la solidarité, au dialogue pour ne pas continuer à être seul dans son mal-être, dans sa tête et dans son corps. Il faut « en parler » d’urgence... pour réapprendre à voir que les autres sont là, tout autour, même si on ne les voit plus.
Dire les choses, même très graves, ne les fait pas empirer, au contraire ça les apaise.
Il peut être difficile de parler de tout ça aux parents. Par contre, un adulte un peu plus extérieur pourrait être à l’écoute : un prof qu’on aime bien, l’infirmière scolaire, une tante, son médecin généraliste... Et puis, il y a aussi des lieux pour les jeunes qui vont mal comme le Point Accueil Ecoute Jeunes « Trait d’Union ». Si cela paraît compliqué, on peut aussi appeler Fil Santé Jeunes au 0800 235 236 pour être écouté et pour chercher les mots qui laisseront les marques derrière soi.
Sources :http://www.jeunesviolencesecoute.fr, http://www.filsantejeunes.com
Commentaires
1. Le mardi 23 septembre 2008 à 20:06, par Qqn
2. Le mercredi 24 septembre 2008 à 11:42, par Trait d'Union
3. Le mercredi 24 septembre 2008 à 15:57, par Qqn
4. Le jeudi 25 septembre 2008 à 14:29, par Trait d'Union
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