Une contradiction est à la base de ce phénomène : « se faire du mal pour avoir moins mal ». Il est parfois difficile pour l'entourage (surtout pour les parents) de comprendre ce passage à l'acte, ce qui fait souvent naître du rejet.

Avoir des marques, avoir recours aux scarifications n’est pas honteux. Se cacher enferme dans un secret où l’on peut être de plus en plus seul.

Il faut parler pour être moins seul.

Peu à peu, les mots prendront la place des blessures. La souffrance n’est pas quelque chose qui se juge, elle appelle juste à la solidarité, au dialogue pour ne pas continuer à être seul dans son mal-être, dans sa tête et dans son corps. Il faut « en parler » d’urgence... pour réapprendre à voir que les autres sont là, tout autour, même si on ne les voit plus.

Dire les choses, même très graves, ne les fait pas empirer, au contraire ça les apaise.

Il peut être difficile de parler de tout ça aux parents. Par contre, un adulte un peu plus extérieur pourrait être à l’écoute : un prof qu’on aime bien, l’infirmière scolaire, une tante, son médecin généraliste... Et puis, il y a aussi des lieux pour les jeunes qui vont mal comme le Point Accueil Ecoute Jeunes « Trait d’Union ». Si cela paraît compliqué, on peut aussi appeler Fil Santé Jeunes au 0800 235 236 pour être écouté et pour chercher les mots qui laisseront les marques derrière soi.

Sources :http://www.jeunesviolencesecoute.fr, http://www.filsantejeunes.com